

ATELIER DE DIRECTION D’ACTEUR
AU THÉÂTRE NATIONAL DE STRASBOURG
& SPECTACLE (en 2023)
synospsis
Dernier roman en date de l’auteur américain Dennis Cooper, J’ai fait un voeu (P.O.L, 2022), revient sur la relation qui a uni l’auteur à son ami de jeunesse George Miles.
Héros involontaire, d’une série de cinq romans rédigés dans les années 1990 par le même Dennis Cooper (Closer, Frisk, Try, Guide et Period), George est ici reconvoqué une dernière fois, invité à parler, et dire, une fois pour toute, si ce qu’ils ont partagé dans les années 1980, avant qu’il ne se suicide était un amour véritable ou rien du tout …
Hanté par leur histoire depuis trente ans, Dennis Cooper s’est atelé à la réinventer, la fictionnalisant jusqu’à plus soif, et dans un tourbillon ininterrompu d’images pornographico-horrifiques. Il a fait revivre George pour le soumettre à son désir, sa folie créatrice et assouvir sur ce corps fictionnel les pulsions les plus folles.
Mais avec J’ai fait un voeu, c’est à un jeu inédit que s’essaie l’auteur- narrateur : pour la première fois, il tente de parler frontalement de l’histoire qui fut la leur. Et invoque pour ce faire, George, une dernière fois, dans l’unique but de le laisser s’exprimer.
Mais ce George-là, conscient d’être devenu une oeuvre d’art, se confond aux souvenirs réels, et la quête pourtant simple d’une réponse à la question : « Ce que nous avons vécu était-ce de l’amour ? », devient l’occasion d’un nouveau voyage entre souvenirs et imaginaire, l’élaboration d’un paysage inédit punk et élégiaque où se croisent notamment James Turell, le Père Noël, un cratère volcanique …




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générique
d’après j’ai fait un voeu (P.O.L, 2022)
de Dennis Cooper
Mise en scène
Simon-elie Galibert
Dramaturgie
Tristan Schinz
Travail corporel Yumi Fujitani
avec
Vladimir Barbera
Quentin Ehret
Simon Jacquard
Sefa Yeboah de la comédie française
Création lumière
Jessica Manneveau
Régie Typhaine Steiner
et Zoe Robert
Photographies Jean-Louis Fernandez
Créé au
Théâtre National de Strasbourg
en Décembre 2022
Avec le soutien du
Théâtre National de Strasbourg
et du Jeune Théâtre National
durée 2h
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extrait dossier

** On dit élégie.
J’ai lu J’ai fait un voeu, à sa sortie, en mai 2022. En
le lisant, jai eu l’impression étrange de découvrir un jeune auteur, de lire un premier roman. Bien que connaissant son auteur, le sachant âgé de soixante-dix ans, et ayant lu beaucoup de ses romans avec une curiosité réelle, je tombais avec émerveillement sur sa toute dernière- première oeuvre : celle qui me donnait enfin la clé, révélait définitivement les contours d’une oeuvre complète, travail de toute une vie. J’ai fait un voeu agissait comme une sorte de parchemin, m’expliquant où se trouvait le trésor enfoui jusque-là profondément dans « l’abattoir pornographique que (l’auteur) appelle prose depuis trop longtemps.»
Ce travail, ultime quête de compréhension révélait a posteriori la structure méta d’une oeuvre immense et les raisons intimes de sa rédaction : la pentalogie, se composait finalement de six romans, et ce sixième opus agissait comme le révélateur de tous les précédents ; de plus il envoyait une bonne fois pour toute la figure de l’être aimé disparu sur une orbite méta-littéraire digne des plus belles cérémonies d’hommage. On dit élégie.
Revenant, vingt années après sur la série de romans avec beaucoup de simplicité, l’auteur tentait, par-là de mettre un terme à cette histoire qui le hantait, l’ouvrant alors vers l’infini de l’Art.
Poussant, les tentatives de fictionnalisation à leur paroxysme, réduisant George à des signes minimaux pour le voir s’approprier de nouveaux cadres fictionnels (sous diverses formes humaines et non- humaines), Dennis Cooper tente de le laisser parler, de l’écouter une bonne fois pour toute.
Dans un geste d’inventivité et d’humilité unique, plein d’humour, de recul et d’amour, il se met en scène pour mieux s’effacer définitivement et laisser l’absence clore sa propre histoire.
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extraits vidéo
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PRESSE
L’OEIL D’OLIVIER – Avril 2023
» Au Lavoir Moderne Parisien, Simon-Élie Galibert présentait début avril son adaptation de J’ai Fait Un Vœu, dernier roman en date de Dennis Cooper. Revêche et émouvante, la pièce est un voyage obscur et vertigineux à travers réels et fantasmes (…) Cette pièce, ses corps transis et ses icônes déchues se placent sous l’influence directe de Gisèle Vienne, l’exégète théâtrale désignée de l’auteur américain. Le jeune metteur en scène n’en témoigne pas moins d’une grande justesse de choix, poursuivant ainsi la constitution d’un corpus singulier et passionnant (Cooper après Tony Duvert). Il offre ainsi quelques sommets formels et émotionnels à cette élégie sublime et bouillonnante. »
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galerie
© Jean-Louis Fernandez




































